Société
mardi août 22, 2017
Inscription

 

Depuis plusieurs jours, l’installation des lampadaires solaires a démarré dans la plupart des 77 communes que compte le Bénin. A l’instar des 75 autres communes, cette opération est aussi effective à Sèmè-Kpodji et dans la ville de Porto-Novo. Mais sur le tronçon carrefour Sèmè-Ganvidokpo, aucun lampadaire n’est encore installé. D’ailleurs, rien ne prévaut que ces lampes seront installées sur cet axe routier. A en croire les populations, cette situation serait due à l’entêtement des autorités des deux communes. « Les autorités de la municipalité de Porto-Novo pensent que ce tronçon ne fait pas partie de leur territoire. Il en est pour de même pour celles de la commune de Sèmè-Kpodji. Alors là, qu’elles viennent nous dire si ce tronçon n’appartient pas au Bénin », nous a confié un citoyen de Sèmè. Et pourtant, cette zone est réputée dans les cas de braquage.

Un tronçon à haut risque

Il n’est plus facile pour les usagers de la route de circuler librement tard dans la nuit sur le tronçon du carrefour Sèmè vers Ganvidokpo, ni dans le sens inverse. Et pour cause, des cas de braquages, de vols à mains armées dont sont victimes certains citoyens qui rentrent tardivement du boulot. En effet, des individus sans foi ni loi ont élu domicile sur cette voie empêchant ainsi les paisibles populations de circuler librement. Ce qui favorise leur sale besogne est l’obscurité qui règne sur cette voie. En effet, aucun lampadaire n’est installé sur cette route pour permettre aux usagers de circuler en toute sécurité. Conséquence, pas une semaine où on n’enregistre un cas de braquage de moto. La dernière en date est celui survenu au cours de la semaine écoulée qui a coûté la vie à un citoyen de la ville de Porto-Novo. L’autre chose sur laquelle il faut mettre l’accent est le silence coupable des autorités en charge de la sécurité dans cette zone. A en croire un haut gradé de la police de la commune de Sèmè-Kpodji, plusieurs plaintes sont déposé par les populations qui font état de ces cas de braquages sur cette voie. Pour lui, ce sont les moyens qui font défaut chez les flics qui couvrent cette zone. Toujours selon lui, il faut que l’Etat mette à la disposition des policiers les moyens de déplacement adéquats et en ressources humaines pour leur permettre de bien travailler. En attendant, les usagers de cette voie se voient leurs motos arrachées par des hors-la-loi qui opèrent sans gène.

 

Face à cette situation, il urge donc que ce tronçon soit éclairé avec les lampadaires solaires. Cela permettra à coup sûr de lutter contre l’insécurité qui règne sur cette partie de l’axe routier Cotonou-Porto-Novo.

Marc KOSSOU

Publicités

 UN HOTEL 4 ETOILES DE RÉFÉRENCE A COTONOU