Société
jeudi juillet 27, 2017
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La Cour d’assises de Cotonou a renvoyé vendredi à une session ultérieure et pour défaut de pièces,

le dossier Samadou Houessou portant sur une affaire de crime d’incendie volontaire.  

Absent à la barre, Samadou Houessou est accusé d’avoir volontairement mis le feu à la maison de Ramanou Houessou, son père, le jeudi 07 juillet 2011, sise à Cotonou au quartier Houéyiho,

Les faits remontent à 2011. Aux environs de 08 heures, Samadou Houessou a mis le feu à la maison de Ramanou Houessou, son feu père à Cotonou au quartier Houéyiho où il vit avec ses frères et sœurs. Le feu a consumé tous les effets se trouvant dans la chambre de sa sœur Saïbou.

Il explique son forfait par la haine profonde qu’il nourrit contre sa sœur Zénabou, celle-ci aurait gardé par devers elle, la somme de vingt mille (20.000) fcfa lui appartenant et destinée à traiter ses troubles mentaux.

Interpellé et inculpé de crime d’incendie volontaire, ce vulcanisateur Samadou Houessou, né vers 1986, de nationalité béninoise, a reconnu à toutes les étapes de la procédure, les faits mis à sa charge.

Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. L’accusé est en liberté provisoire.

Sur l’absence de Samadou Houessou à l’audience, la sœur de l’accusé, dame Zénabou Houessou, dit avoir reçu dans la dernière semaine du mois de mars 2017 une convocation pour leur comparution ce vendredi à la Cour d’assises et en informé son frère et le lui a rappelé la veille au soir.

Surpris par ce qu’il vient d’entendre, Marc Robert Dadaglo représentant du ministère public se dit surpris que la justice n’ait pu toucher directement l’accusé. Il estime alors qu’il y a eu dysfonctionnement au niveau de l’appareil judicaire.

« Le dossier ne comporte pas l’enquête de moralité, l’examen d’expertise psychologique et psychiatrique de l’accusé », note également M. Marc Robert Dadaglo tout en demandant à la Cour de renvoyer le dossier à une session ultérieure.

Prenant acte des irrégularités relevées par le ministère public, la Cour a déclaré que le dossier n’est pas en état de jugement et l’a renvoyé à une session ultérieure.

Le Président de la Cour est Ali Aboudou Ramanou. Les assesseurs sont Malik Cossou et Sandrine Mongbo. Me Théogène Zouchékon a tenu la plume. Me Gilbert Y. Houédan, avocat de la défense.

 

ABP/JMN/DK

 

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