Société
mardi août 22, 2017
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COMMUNIQUE

La TMB élue Meilleure Banque en Afrique Centrale

KIGALI, Rwanda, 30 mai 2014/ -- La TMB (http://www.trustmerchantbank.com) a gagné le prix de la Meilleure Banque en Afrique Centrale lors de la cérémonie qui décerne les prestigieux African Banker Awards.

Le déploiement de la police, de la gendarmerie, de l’armée le vendredi 1er avril 2011 dernier dans la zone du commissariat central de Porto-Novo, de la préfecture et vers la Place Bayol laissait croire à une opération de répression d’une nouvelle manifestation contestataire des derniers résultats des élections présidentielles. Mais en réalité le Commissaire central a opéré cet énième déploiement suite à la sortie massive des populations des quartiers Zêbou, Lokossa, Accron…qui sont venus à la rencontre de Me Adrien Houngbédji lui-même sorti voir ses militants matraqués, blessés, arrêtés puis relâchés par la Police le jeudi 31 mars 2011. Partout où est passé Me Adrien Houngbédji ce vendredi 1er avril 2011, ceux sont des cris de joie et d’encouragement qui ont accueilli le leader de l’Union fait la Nation. Des témoins rapportent que de vieilles personnes qui n’ont plus mis pied dehors depuis des lustres, sont sorties pour saluer Me Adrien Houngbédji et lui témoigné tout leur soutien. A ses militants meurtris dans l’âme et dans le corps par les agissements de la Police, Me Adrien Houngbédji a apporté toute sa compassion et les as exhorté à la patience et au courage.

Les agents recrutés pour exécuter les travaux de recensement porte-à-porte dans le cadre de la réalisation de la liste électorale permanente informatisée doivent boucler leur contrat de travail ce jour. Mais à l’heure du bilan, il reste encore beaucoup à faire. Ils sont encore des milliers de citoyens qui n’ont pas été pris en compte dans ce recensement.

La Lépi n’a pas fini son développement. Après les nombreuses remises en cause et contestations de certains acteurs impliqués dans les travaux de la réalisation de cet nouvel instrument de gestion des élections au Bénin, c’est autour des opérations de recensement porte-à-porte que les inquiétudes naissent depuis hier. A Porto-Novo, il  y a des milliers de citoyens dont les ménages n’ont pas été pris en compte par les travaux d’enregistrement des potentiels électeurs pour les dix ans à venir. De Houinmè à Ouando, de St Pierre et Paul à Koutongbé en passant par Tchinvié, Attakè et Pobè-gare, le constat est le même : de nombreux citoyens n’ont pas été approchés par les agents recenseurs qui sont commis pour la tâche dans la ville-capitale. Le même exercice à Adjarra, il ressort que seulement environs 50.000 personnes ont été recenseurs sur une estimation de plus de 200.000 personnes. A toutes les étapes de notre enquête, il y a encore beaucoup de ménages  qui sont encore laissés. C’est le cas par exemple de Hounsinvié dans AdjarraI, de Drogbo dans AdjarraII, de Gbéamey dans l’arrondissement de Médédjonou. A Avrankou, beaucoup reste aussi à faire. «  Moi, je passe des heures à les attendre chez moi avant de m’apprêter pour le boulot chaque matin. On ne sait pas où on peut les trouver pour se faire recenser. Avant, ils s’asseyaient à la place publique et on allait les voir pour donner nos noms et obtenir notre carte d’élection. Maintenant, tout à changer et on ne comprend plus rien » a déclaré Pamphile, électricien auto à Avrankou. Là aussi, c’est l’expectative. Joint au téléphone, un chef de village de la commune d’Akpro-Missérété a dit son inquiétude par rapport à la lenteur  dans les opérations. Il n’a pas de doute, si les travaux devant conduire à la réalisation de la Lépi doivent se poursuivre, si de nouvelles menaces sur la Lépi doivent être évitées, les travaux de recensement des citoyens et des ménages baptisés « opérations de recensement porte-à-porte » doivent continuer pour s’étendre à tous les ayants-droit.

Les difficultés des agents recenseurs ne rassurent pas

Nous avons mené une  enquête sur dix agents recenseurs identifiés dans chacune des quatre communes. Il ressort de leurs réactions que le travail est trop difficile et ne peut  même pas finir dans un mois. «Nous avons trop de fiches à remplir dans chaque ménage. Il y a des ménages où les gens ne connaissent rien de leurs identités. Il nous revient de tout faire. A d’autres, il faut prendre le temps et la patience de l’explication, sinon, les courtiser carrément à vous accepter. Ailleurs encore, les gens ne sont jamais présents.  A cause de ceux-là, nous travaillons la nuit parfois. C’est stressant et il n’y a pas de motivation. Nous nous déplaçons à nos frais et ce qu’on nous réserve n’est pas encourageant. On vient de remettre en cause le premier contrat des délégués d’arrondissement au recensement. C’est pourtant ce contrat qu’on leur a fait signer à Cotonou le 25 mars au terme de leurs deux jours de formation pour laquelle aussi, ils se sont déplacés à leurs frais. Maintenant, les Délégués d’arrondissement seront pris en compte à partir du 13 Avril. Cela ne nous rassure pas. Les choses sont sens dessus- dessous. On continue de nous augmenter des fiches et on nous intime l’ordre de recenser cent ménages par jour. Ce n’est pas possible.» C’est la substance de l’entretien que nous avons eu avec Dénis, agent recenseur à Avrankou. La Commission politique de supervision  et la Mission pour le recensement national doivent revoir leur mode de fonctionnement  pour rendre l’opération plus facile et plus efficace. Il est aussi indispensable que si les travaux devraient continuer, que cela soit fait le plus tôt.

Achille Oussou

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