Santé
jeudi juillet 27, 2017
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Au cours du 1er semestre de l’année scolaire en cours, 88 cas de grossesses ont été déjà enregistrés dans certains collèges du département du Borgou, a confié mercredi à l’ABP, le Chef service de la promotion du genre, de la famille et de l’enfant en poste à la direction départementale en charge de la famille (DDF-Borgou/Alibori), Mme Marie-Chantal Tottin Assavèdo.

 

Ces cas de grossesses ont été enregistrés dans certains établissements d’enseignement secondaire des communes de N’Dali, Nikki et Tchaourou. La commune de N’Dali vient en tête avec 39 cas, suivie de Tchaourou avec 37 cas et Nikki 12 cas.

A en croire Mme Tottin Assavèdo, cet état de chose est dû entre autres, à la fuite de responsabilité de certains parents, la pauvreté aiguë, les pesanteurs psychologiques, l’inexistence des aires de distraction, le manque de communication sur la sexualité au sein des familles, la non application de la loi n°2015-08 de décembre portant code de l’enfant en République du Bénin.

 « Tant que les textes de lois réprimant les grossesses en milieu scolaire ne seront pas mis en application, le phénomène va toujours s’accroître et ceci de façon vertigineuse au fil des ans », lance un officier de police judicaire.

Selon l’officier de police judicaire, en attendant de voir s’appliquer ces textes de lois, il urge selon lui que parents d’élèves, acteurs de la société civile et du monde de l’enseignement en général, saisissent toutes opportunités qui s’offrent à eux pour sensibiliser les apprenants.

Le Chef service de la promotion du genre, de la famille et de l’enfant (Borgou/Alibori) invite, quant à elle, les élus communaux à les aider à mener une lutte implacable contre ce fléau qui a des conséquences énormes sur le cursus des filles scolarisées.

A noter qu’au cours de l’année scolaire 2015-2016, 386 cas de grossesses ont été enregistrés dans les établissements d’enseignement secondaire du Borgou. La commune de Bèmbèrèkè vient en tête avec 92 cas.

Selon l’article 331 du Code de l’enfant en vigueur au Bénin : « Quiconque, par le fait de la tradition, de la coutume ou de toute autre pratique, est responsable de la grossesse précoce d’un enfant de sexe féminin, est puni de six (06) mois à deux (02) ans d’emprisonnement et d’une amende de cent mille (100.000) à deux cents mille (200.000) francs CFA ».

 

ABP/BKM/DK

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