Economie
jeudi juillet 27, 2017
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La compagnie d'ingénierie financière Arcode-Europe a acquis 15 % du capital de la Banque d'investissement

et de développement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao). Seul hic : nul ne sait rien de cette société, qu'il s'agisse de son historique ou de son fondateur...
Qui est donc Patrick Meyer ? Depuis que Arcode-Europe, sa compagnie d'ingénierie financière, est entrée fin octobre au tour de table de la BIDC, la question trotte dans tous les esprits. Dotée de 15 % des parts du capital de la Banque d'investissement et de développement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), la société fondée par l'homme d'affaires français en 2006 s'est offert un poste de choix et une place au conseil d'administration.
Lien direct avec les États
Un "mariage à 300 millions d'euros", comme Patrick Meyer le qualifie lui-même, qui lui offre un accès "aux informations confidentielles sur les grands projets à financer" et un "lien direct" avec les États de la zone.
Depuis plusieurs mois, il sillonne en effet les centres de décision politique africains pour vendre une expertise un peu particulière : "Un système qui permet, grâce à l'octroi à Arcode de garanties souveraines par les États, de financer des projets pour plusieurs milliards de dollars sans augmenter le poids de la dette publique." Une manière de contourner les diktats des institutions de Bretton Woods en matière d'endettement.
En bénéficiant d'une garantie souveraine, Arcode affirme pouvoir lever directement auprès d'investisseurs internationaux (anonymes) les fonds nécessaires à la réalisation de grands travaux, dont il gère aussi le paiement. Une solution "miracle" qui suscite la méfiance. Et pour cause : Patrick Meyer, 70 ans, ne souhaite rien dire de son expérience professionnelle, et le track-record d'Arcode, tout de même doté par son actionnaire unique de 10 millions de livres (12,5 millions d'euros) de capital, est inconnu...

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