Dossier
lundi mai 29, 2017
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RSF s’inquiète de la dégradation de la liberté de l’information au Bénin

Accusé d’avoir "offensé" le chef de l’Etat béninois, le directeur de publication de L’Indépendant écope de 36 mois d’emprisonnement avec sursis, voit son journal suspendu pour deux fois trois mois et l’un de ses journalistes condamné à deux mois de prison ferme. Sur quelle route le Bénin s’engage-t-il ?

Relativement bien placé à la 75e place sur 180 pays et à la 16e place parmi les pays africains, le Bénin s’engage, depuis quelques mois, sur une pente glissante. Le 26 juin 2014, le tribunal de première instance de Cotonou a condamné John Akintola, directeur de publication de L’Indépendant, à trois ans d’emprisonnement avec sursis et une amende de 200 000 francs CFA (300 euros) pour un article qui aurait "offensé" le chef de l’Etat Boni Yayi. Par le même jugement, le journal est suspendu pour trois mois à compter du 16 juillet 2014 et l’auteur de l’article, Prudence Tessi, condamné à deux mois de prison ferme. L’article controversé faisait état du possible financement illicite des déplacements à l’étranger du président Boni Yayi grâce aux fonds de la société béninoise d’électricité (Sbee). Le directeur général de la Sbee, Marius Hounkpatin, a été limogé suite à cette affaire et a maintenant quitté le pays. Il avait également porté plainte contre le journal qui avait été condamné à trois mois de suspension en avril. Trois mois qui auraient du prendre fin le 15 juillet 2014.

Interrogé par RSF, le directeur du journal condamné, John Akintola, s’indigne. "On étouffe les journalistes, la presse est bâillonnée et on n’a plus le droit de travailler ou de dénoncer. Pour tenir il faut être l’appareil de propagande du pouvoir. 400 procès sont en cours aujourd’hui contre la presse au Bénin."

"Ces lourdes condamnation ont vocation à dissuader les journalistes d’investigation de faire leur travail au Bénin. Elles confirment la pressante nécessité d’abolir les peines privatives de liberté pour les délits de presse qui sont autant de menaces contre le droit de savoir de la population béninoise, déclare Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de Reporters sans frontières. Le chef de l’Etat se déclare "offensé" mais il prend action sur la base des révélations faites par les journalistes. Le crime de ces derniers est-il vraiment la diffamation ou plutôt d’avoir révélé une vérité dérangeante ? "

Ces lourdes condamnations arrivent alors que le journaliste François Yovo, directeur de publication de l’organe de presse Libération a été arrêté le 17 mai dernier et transféré à la prison civile de Cotonou pour purger une peine de trois mois, à laquelle il avait été condamné en novembre 2013 pour "diffamation". Son journal avait mis en cause la corruption supposée du directeur général d’une société d’Etat.

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Benin

Court verdict raises concern about freedom of information in Benin

The publisher of the newspaper L’Indépendant has been given a three-year suspended prison sentence for "insulting" the president of Benin, his newspaper has been suspended for a total of six months and one of his journalists has been jailed for two months. Where is Benin heading?

Benin is relatively highly placed at 75th of 180 countries in the Reporters Without Borders World Press Freedom Index, and is ranked 16th among African countries. The suspended sentence was handed down by a Cotonou court two days ago against L’Indépendant publisher John Akintola, who also received a fine of 200,000 CFA francs (300 euros) for an article alleged to have insulted President Thomas Boni Yayi. At the same time, the court ordered the newspaper to be suspended for three months from 16 July, and the writer of the article, Prudence Tessi, received a two-month prison sentence. The article at issue alleged that trips abroad by President Yayi had been illegally financed by the Benin Electric Energy Company (SBEE).

The general director of SBEE, Marius Hounkpatin, was dismissed as a result of the case and has now left the country. He had brought an earlier case against the newspaper, which was suspended for three months in April. This suspension had been due to expire on 15 July.

Questioned by RWB, Akintola expressed his anger. “Journalists are being stifled, the press is gagged and we no longer have the right to criticise or do our work,” he said. “In order to keep going, we have to be part of the government’s propaganda machine. Four hundred trials against the media are currently in progress in Benin”.

Commenting on the verdict, Cléa Kahn-Sriber, head of the Reporters Without Borders Africa desk, said: “These heavy sentences are designed to discourage investigative journalists from working in Benin. They confirm the urgent need to scrap custodial sentences for press crimes in Benin, which pose a threat to the Beninese people’s right to know.

“The head of state claims to be ‘insulted’, but he has taken action on the basis of revelations made by journalists. Are they really guilty of defamation, or of revealing an inconvenient truth?”

The latest sentences follow the arrest of the journalist François Yovo, publisher of the newspaper Libération, last month. He was taken to Cotonou prison to serve a three-month sentence for defamation imposed last November. His newspaper had published corruption allegations against the head of a state company.

Au sein de la Coordination Fcbe de la Donga et plus précisément de Djougou, ça ne va pas. Le malaise est profond. Et ceci, sur fond d’exclusion. Après avoir longtemps gardé le mutisme, l’honorable Daouda Takpara rompt le silence. Pour lui, il urge que les Fcbe de la 13ième circonscription électorale se mettent autour d’une même table pour aplanir les différends pour que le pire ne survienne pas.  

Nous avons lu à travers plusieurs organes de presse au cours de la dernière semaine du mois d’Avril 2014 un communiqué émanant d’une frange de l’alliance FCBE de votre circonscription électorale. Les signataires de ce communiqué ont pris fait et cause pour vous en dénonçant l’exclusion qui prévaut en ce moment au sein de la Coordination Fcbe de Djougou. Peut-on savoir ce qui se passe exactement au sein de la famille Fcbe de Djougou ? 

C’est bien dommage que certains pensent que la politique est un jeu de tricherie, de mensonges et d’intrigue. Dans mon discours ce jour là même et en ces mêmes lieux, au cours du meeting, j’ai insisté sur la nécessité de nous mettre autour  d’une table pour aplanir nos divergences car si elles restaient en l’état, elles nous mèneraient loin dans la dérive. J’ai été très surpris d’apprendre de la bouche d’un politicien de la place, et pas des moindre, que les problèmes sont entièrement résolus. Cela m’a fortement choqué car, la veille, il est de ceux qui ont souhaité que nous nous entendions pour sauver la face en sortant ensemble. Ce jour là, il  a été décidé que nous nous retrouvions après la sortie politique pour aplanir nos contradictions. C’est assez frustrant et nous constatons que nos camarades d’en face n’apprécient pas à sa juste valeur la situation politique en cours chez nous. C’est bien dommage ! 

Q : Quelle est alors la situation politique actuelle dans votre circonscription  électorale.

 

R : Elle se résume en ce que la pluparts des militants FCBE de la 13è circonscription électorale sont mécontents de la gestion qui est faite des FCBE et cela depuis plus de 6 ans, car notre contestation ouverte a commencé en 2008. Avant cela, elle couvait. Elle s’est poursuivie jusqu’aujourd’hui sans qu’aucun responsable politique ne se pose la question sur ce qui se passe. Ou alors on sous-estime, malgré notre nombre, nos capacités à nous organiser, et je crois que c’est cela, pour nous faire entendre, ou bien une erreur d’appréciation se commet. Ce qui est très grave pour une famille qui se veut sérieuse, soudée et qui nourrit des ambitions de garder le pouvoir. Nous avons réussi à surmonter toutes les attaques, les complots de déstabilisation à coup de millions de F CFA et avons montré que l’argent ne fait pas tout. Nous nous sommes fortement mobilisés en dépit de moyens financiers très limités dont nous disposons et sommes restés organisés et très solidaires car nous pensons que même si nous sommes en politique, nous ne pouvons pas troquer notre dignité contre des miettes qui n’ont jamais nourri la famille de quelqu’un ne serait-ce que pour un seul repas. Notre slogan est : « notre dignité d’abord, notre dignité avant tout ». Nous clamons haut et fort le respect et la considération mutuelle.

Et si vous n’étiez pas écoutés ?

Si on ne nous écoute pas aujourd’hui, on nous écoutera demain ; car en politique et dans notre cas si le délai s’allonge, il ne pourrait excéder 4 ans pour se faire entendre. Si on ne nous écoute pas, nous nous rendrons compte alors que notre famille nous a rejetés. Mais nous n’arriverons pas à ce point où l’indifférence est devenue une méthode de gestion des hommes.

Comment abordez-vous en tant que député les prochaines élections locales, législatives et présidentielles ? Je veux surtout parler des positionnements qui ont toujours été à la base de l’éclatement des formations politiques.

Dans notre circonscription électorale, c’est-à-dire la 13è, nous avons déjà pris l’habitude des positionnements. Nous avons souvent organisé des primaires qui ont souvent donné de bons résultats. Je crois qu’à défaut de consensus, nous organiserons  des élections primaires pour déterminer nos candidats.

Même pour les présidentielles ?

Si cela arrivait pour les élections présidentielles, ce serait une bonne chose pour la démocratie béninoise et surtout pour notre alliance FCBE. Ce sera une première chez nous pour ne pas dire en Afrique. Nous serons davantage enviés et imités dans notre continent. A la suite de tels primaires, si elles sont bien organisées, l’alliance FCBE sera sûre de remporter les élections sans bavure. A défaut de ça, nous laisserons la voie ouverte aux dissidences parce que tous ceux qui voudront être candidats se mettront dans la peau de dauphin et chacun sera poussé par une frange plus ou moins importante de militants. Les primaires ont le mérite de donner la possibilité aux candidats de se mirer, de connaître leur propre poids électoral et de prendre les positions les plus sages qui ne les amènent pas à la déchéance politique…

Votre dernier mot, Honorable ?

Je ne peux que souhaiter que nous FCBE restions fortement soudés autour du Docteur YAYI BONI pour l’accompagner jusqu’au bout de son mandat de sorte que notre Alliance garde le pouvoir au-delà de 2016. Ce qui ne peut se faire qu’avec lui.

Réalisation Bill Nazard (Coll)

Aménagement de la route  Godomey Pahou Ouidah  Hilacondji

Ake Natonde doit redoubler de vigilance 

Divisé en trois lots ,l aménagement de la route inter État Godomey Pahou Ouidah Hilacondji risque de ternir encore l image du gouvernement de la ré fondation si l on n y prend garde et pour preuve:

Le premier lot Godomey Pahou confié à une entreprise chinoise tarde à être livré mais en circulant sur les portions déjà livrées on constate que c est du bon travail et l on a tout le plaisir à rouler le plus longtemps mais hélas , Le lot prenant en compte Pahou Ouidah confiée à un groupement d entreprise d origine burkinabé prend du temps pour prendre forme.Pas la moindre bitume actuellement mais des travaux de nivellement de la route sont en cours raison de la longue déviation de Pahou à Ouidah. Nous.Nous espérons avoir un confort de circulation aussi bon que le lot 1.

Le lot 3 prenant en compte Ouidah/Hilacondji ,nous assistons à un rechapage de la route en lieu et place de son aménagement .Les portions de ce lot livré déjà offre un spectacle désolant  à couper le souffle .Plusieurs dénivellement sur la même route mieux nous constatons en tant qu usager l aménagement de ce lot se fait par morcellement surtout sur le tronçons en les villes de Côme et Agoué Ce lot confié à l entreprise béninoise Adeoti SARL mérite qu on y prête beaucoup d attention afin d éviter de désagréables surprises demain.Tout se passe comme s il n y a pas une mission de contrôle pour contrôler l entrepreneur et pourtant une mission de contrôle existe bel le et bien. Aux autorités en charge du transport et des infrastructures routières nous recommandons beaucoup de vigilance pour éviter de nous mettre dans la même situation que le siège de l'assemblée nationale.

Assan  Hokro

 

La menace plane. Après les douaniers il y a quelques années, les magistrats béninois pourraient bientôt être privés de droit de grève. Des tractations seraient d’ailleurs en cours en ce moment pour doter notre pays d’une loi qui va interdire aux magistrats d’aller en grève.

Le député Eric Houndété renoue avec la mission de contrôle de l’action gouvernementale. Il a déposé en début de ce mois d’octobre 2013 sur le bureau du président Mathurin Nago, une question d’actualité sur la lutte contre la commercialisation de l’essence de contrebande. Du texte de son interpellation on retient une préoccupation majeure : « Où passe l’essace kpato saisie ? » Les réponses appuyées de preuves sont attendues à en croire le texte ci-dessous.

Francis Z. OKOYA

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