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Le  dimanche 30 juin 2013 dernier jour du premier semestre de l’année aura été une date de triste mémoire pour les populations béninoises notamment celles des communes de Sèmè-Kpodji, de Porto-Novo, d’Adjohoun et des Aguégués. Pas moins de quatre ( 04) accidents de natures diverses sont survenus sur l’axe routier Sèmè-Kpodji-Adjohoun en passant par Porto-Novo et les Aguégués.  Le Bilan provisoire est lourd. Plus d’une dizaine de morts (sans compter les corps non encore repêchés de la lagune de Porto-Novo), des dizaines de blessés dont certains par balles. Retour sur les faits.

 Pont de Porto-Novo : Un bus et ses passagers disparaissent dans la lagune

A Porto-Novo, à l’entrée de la ville à hauteur du pont, c’est un mini-bus immatriculé AK 4537 RB ayant pris départ de la gare routière de Ouando avec comme destination Cotonou qui a dévié de sa trajectoire pour plonger dans la lagune du même nom que la Capitale. Les sapeurs pompiers aidés des marins ont pendant de longues heures plongé et replongé avant de repérer le bus qu’ils ont faire ressortir du fond des eaux grâce à une grue. Hélas pas de traces humaines dans le véhicule. Selon les témoignages recueillis sur place, le bus en partance pour Cotonou avait à son bord une vingtaine de passagers tous morts visiblement par noyade.

 Le refus d’assistance des pêcheurs  et la déception du maire Moukaram Océni

Venu sur les lieux du drame, le maire de Porto-Novo, Moukaram Océni a eu un bref récapitulatif de la part des responsables des forces de l’ordre  présents. Le maire Océni a aussitôt sollicité l’aide des pêcheurs pour prêter main forte aux sapeurs-pompiers et aux sous- marins venus de Cotonou. Mais grande et désagréable a été sa surprise d’entendre ces “hommes de l’eau’’ exiger la bagatelle somme de trois millions de francs Cfa en espèces avant tout contribution pour repêcher les corps et les éventuels survivants en cet instant là. Moukaram Océni a également déploré le manque criard de matériels de travail chez les différentes forces dépêchées sur le lieu, notamment les sapeurs pompiers. Dans une interview à chaud qu’il a accordée à la presse, il a signalé la volonté et l’engagement de ceux- ci  d’éviter le pire. Mais il n’y avait pas les moyens adéquats pour accompagner cette volonté, a-t-il regretté.

 Les drames d’Adjouhoun et des Aguégués

Un second drame est survenu dans la commune d’Adjohoun, résultant d’un accident de la circulation, à hauteur de Gouti, où un bus immatriculé IPZ 6688 RB, de la Société Fédération Transport Line, s’est retrouvé dans le décor. Bilan enregistré, six (06)  morts, dont un bébé de six (06) mois, et une quarantaine de blessés graves, transportés au Centre de santé d’Adjohoun puis au Centre Départemental Hospitalier de l’Ouémé.

Ce dimanche 30 juin 2013, la commune des Aguégués a aussi son lot de victimes. Ici c’est une barque qui a chaviré faisant cinq (05) morts dont un Pasteur.

Sèmè-Kpodji et son lot de malheur

La quatrième commune du département de l’Ouémé qui s’est retrouvée sur la liste de ce dimanche noir est la commune de Sèmè-Kpodji. Un affrontement entre population de cette localité et forces de l’ordre a fait deux morts et plusieurs blessés graves. A l’origine du drame la répression du commerce de l’essence “kpayo” .

Au total et sous réserve du nombre de corps à repêcher dans la lagune de Porto-Novo, le département de l’Ouémé a enregistré ce dimanche 30 juin 2013, 13 morts et plusieurs dizaines de blessés graves.

F.Z.OKOYA

Alors que l’équation du relèvement de l’indice salarial n’est pas encore résolue, le Chef de l’Etat et ses partisans veulent consciemment ou inconsciemment ouvrir un nouveau front, une nouvelle fronde syndicale. C’est la lecture qu’il convient de faire de la volonté de Boni Yayi de modifier la loi n°2011-09 portant exercice du droit de grève au Bénin, un projet qu’entendent soutenir les députés acquis à la cause de la refondation.

Pour justifier la nouvelle couleur de leur veste politique, les députés Houdé et Gningla ont expliqué aux sorties de l’audience à eux accorder par le Chef de l’Etat, qu’ils entendent accompagner ce dernier dans son programme de refondation. Et pour illustrer la chose, le député Venance Gningla dira qu’il s’agit pour eux de regarder dans la même direction que le Chef de l’Etat et l’accompagner dans ses visions comme par exemple l’assainissement du monde syndical. Les deux nouveaux recrues de l’ère de la refondation se sont dit prêt à œuvrer pour que les modifications telles que l’entendent Boni Yayi soient apportées aux textes fondamentaux régissant le monde syndical. Leur déclaration trouve son soubassement dans cet extrait du Conseil des ministres du jeudi 14 juillet 2011

« … d’importants dysfonctionnements minent la bonne gouvernance des organisations syndicales. Ces dysfonctionnements se traduisent par le fait que:

- la plupart des centrales et confédérations ou des organisations syndicales de base ne disposent pas de textes fondamentaux (statuts, règlement intérieur, etc.) au mépris des dispositions de la convention 87 de l’Organisation internationale du travail sur les libertés syndicales ; un texte qui est une norme universellement établie ;

- les syndicats, au cas où ils en disposent, ne respectent pas les textes dont ils se sont eux-mêmes dotés et ne renouvellent pas leurs instances dirigeantes dont les mandats sont arrivés à terme depuis plusieurs années.

Mieux, les dirigeants qui bloquent le renouvellement des instances n’ont plus qualité de travailleurs pour la plupart, puisqu’ils sont déjà admis à faire valoir leurs droits à la retraite.

Eu égard à ce qui précède et en raison des insuffisances que comporte la loi sur le droit de grève au Bénin, le Conseil des ministres a décidé:

l- Sur le plan législatif

- d’amener les organisations syndicales à travailler à la mise aux normes périodiques des instruments qui les régissent afin d’instaurer la meilleure gouvernance possible au sein de ces organisations ;

- de solliciter de la Représentation nationale, l’accélération de la relecture de la loi sur le droit de grève en République du Bénin. »

(Extraits des câbles diplomatiques américains)

2009, Oct 29 — Rémi Maréchaux, un des deux conseillers du personnel sur l’Afrique à la présidence française, a rencontré le nouvel ambassadeur américain au Bénin James Knight le 23 Octobre.

Maréchaux dit que le Bénin n’allait pas bien politiquement et économiquement, mais a déclaré que Le président Boni Yayi a toujours gardé sa parole à la France sur de nombreux engagements et promesses.

Maréchaux a cité plusieurs lacunes de Yayi – son statut de chef d’une minorité, son incapacite à construire des alliances politiques, son impulsivité et le style erratique de gouvernance, et son incapacité à mener à bien des programmes annoncés.

Cela dit, Maréchaux dit que Yayi n’etait pas personnellement corrompu et qu’il avait l’éducation et le profil pour être président. Maréchaux a noté avec regret que Yayi semble être en mode campagne perpétuelle, “faisant toujours des promesses, qu’il ne tenait jamais”

Après avoir décrit les faiblesses de Yayi, Maréchaux a déclaré que “malgré tout, nous l’apprecions, en grande partie parce qu’il est fiable” (NOTE: Ce facteur “fiabilité” semblait occuper une place importante dans l’évaluation qu’a fait Maréchaux de Yayi. FIN DE NOTE.)

Les relations bilatérales sont bonnes, et le Bénin a été une fréquente destination des dirigeants et fonctionnaires français.

Maréchaux a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve claire de trafic de drogue au Bénin, mais le pays est resté vulnérable en raison de sa proximité avec Le Nigeria et la longue tradition au Bénin de la contrebande de toutes les sortes.

Se référant aux indications que Le président Obiang de la Guinée équatoriale se rapprochait de Yayi, Maréchaux a déclaré que la raison était clairement «l’argent».

Porto-Novo, 26 Août (ABP) – Un terrible accident de la circulation a eu lieu tôt vendredi matin à 8 heures 25 minutes au niveau du grand carrefour du cinquantenaire à Porto-Novo. Le bilan est d’un mort et une autre personne grièvement atteinte, transportée à l’hôpital de Porto-Novo.

Selon les témoignages reçus sur les lieux du drame, les deux victimes se sont remorquées sur un engin mate. N’ayant pas attendu après le passage au rose des feux tricolores, situé au niveau de chaque extrémité de ce grand carrefour, ils ont brûlé le feu.

Un camion gros porteur, de marque Renault, immatriculé AK 1681 RB, venant en toute vitesse du quartier Dowa, les a percuté et écrasé sur le coup.

Le jeune homme, la trentaine révolue, a été inerte, le visage défiguré, imbibé de sang, est mort sur le champ. Le second qui était derrière, s’en sort jusqu’à l’heure de la rédaction de ce papier, avec des blessures.

Il a été transporté d’urgence au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé et du Plateau (Chdo/OP), de Porto-Novo, afin de suivre des soins intensifs.

Les sapeurs pompiers et la police, débarquée sur les lieux s’affairent. Les premiers pour le transport et les seconds pour la régulation de la circulation et le constat d’usage.

ABP/WM

 

A la loupe : Ça balance et ca rebalance pour la ministre Onifadé

Par 

La tribune de la capitale

Publié : 08/02/2013Posté dans : Actualité, news flashTags :

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Entrée au Gouvernement courant avril 2012, Sofiath Onifadé, en est avec le dernier remaniement technique intervenu, à son troisième et différent fauteuil ministériel en moins d’un an. De l’Energie et des mines, Sofiatou Onifadé Baba Moussa a fait un tour au Ministère du Commerce avant d’atterrir par décret du 2013 – 008 du 05 février 2013 à la tête du département des Micro finances. Si elle-même et les siens peuvent rendre grâce d’être toujours dans l’équipe gouvernementale, le constat est là : ça balance et ca rebalance pour la ministre Onifadé. Hélas cette balançoire n’est ni relaxante pour elle ni heureuse pour celui qui en détermine les mouvements. Avec l’hypothèse qu’elle a intellectuellement plusieurs cordes à son arc et que donc elle peut occuper n’importe qu’elle poste ministériel, la véritable question de l’efficience s’impose à tous les observateurs. Un  gouvernement, n’est quand même pas une boutique de denrées alimentaires où un premier vendeur peut laisser sa place à un autre vendeur à n’importe quel moment en indiquant juste le stock et la recette journalière. Dans une équipe de football, un joueur qui joue à un  poste différent à chaque marche sera peut-être applaudi. Ce n’est pas le cas dans une équipe gouvernementale. Désormais le statut de « ministre pool », de « ministre dépanneuse » traduit tout au moins deux faits : Primo, la composition des trois derniers et différents gouvernements de Boni Yayi ne repose sur rien de prospective et le jeu de dame, la balançoire qu’on y note, est l’expression d’incohérence et d’absence de Gestion Axée sur les Résultats. Sinon que ceux qui comprennent comment et pourquoi un juriste peut quitter le ministère de la Justice pour celui du commerce nous l’expliquent objectivement.

Pour en revenir à la 2ème leçon essentielle à tirer du mic-mac vécu par Sofiath Onifadé, il faut loucher du côté politique. L’intéressée a fait ses preuves aux côtés de l’honorable Sofiath Chanou et du couple Wabi en participant de manière active à l’élection en 2007 puis la réélection en 2011 de la seule député Fcbe de la 19èmecirconscription électorale. Sofiath Onifadé en a aussi pour beaucoup dans le changement de la configuration politique du Conseil municipal de Porto-Novo. Mais apparemment pour Boni Yayi, ce n’est pas assez ou ce n’est rien du moins aujourd’hui. Voilà ce que Sofiath Onifadé et son cercle politique doivent comprendre si tant est que l’objectif de la ministre et de faire  ses preuves….à moins de se contenter d’être dans l’équipe quel que soit le poste.

Francis Z. OKOYA

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